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CLASSIFICATION Classe : Reptilia, Sous-classe : Lepidosauria, Ordre : Squamata, Sous-ordre : Sauria, Infra- ordre : Gekkota, Famille : Gekkonidae, Sous-famille : Gekkoninae, Genre : Phelsuma, Espèce : quadriocellata, Sous-espèces : quadriocellata, parva, bimaculata, leiura STATUT LEGAL CITES Annexe II, Annexe B du règlement européen CE 338/97 et sa directive d’application 990/97.Quotas à l’exportation : 2000 individus sont sortis de Madagascar en 2000 .Un numéro de CITES figurant sur la facture d’achat est nécessaire sauf s’il s’agit d’individus NC, auquel cas une attestation de provenance sur papier libre mentionnant nom et adresse de l’éleveur suffit. CITES Annexe II, Annexe B du règlement européen CE 338/97 et sa directive d’application 990/97.Quotas à l’exportation : 2000 individus sont sortis de Madagascar en 2000 .Un numéro de CITES figurant sur la facture d’achat est nécessaire sauf s’il s’agit d’individus NC, auquel cas une attestation de provenance sur papier libre mentionnant nom et adresse de l’éleveur suffit. ORIGINE ET BIOTOPE Est de Madagascar ,forêts pluviales ,depuis une altitude de 2000m sur les hauts- plateaux jusqu’au niveau de la mer .Fréquente aussi bien les zones de forêts primaires que les plantations (bananiers ) et se trouve également au voisinage des habitations .Son spectre de tolérance thermique est donc vaste :à cette altitude à Madagascar, les températures descendent parfois sous les 5°C, bien que le gecko ne les supportera pas longtemps .A l’opposé, le long des côtes des températures de 35°C sont assez fréquentes pendant l’été austral . MŒURS Strictement arboricole (un phelsuma restant au sol n’est pas en bonne santé) et diurne. DESCRIPTION LMC (longueur museau-cloaque ) moyenne 60 mm, LT (longueur totale )120 mm .Museau pointu ,tête relativement petite ,yeux ronds de petite taille typiques des geckos diurnes ,corps fuselé avec la queue dans le prolongement ,membres courts munis de 5 doigts de longueur inégale ,pourvus de lamelles adhésives à micro poils (setae )exerçant de puissantes forces d’adhésion aux supports les plus lisses :un phelsume peut sans difficulté se déplacer agilement sur une vitre ou un plafond .La queue est fragile et le mécanisme d’autotomie se déclenche facilement ,y compris de manière spontanée sous l’effet du stress (obs. personnelle en animalerie ).C’est un lézard extrêmement vif et rapide ,au tempérament nerveux ,il est très périlleux de le rattraper en cas d’évasion et la vigilance est de rigueur lors de l’ouverture du vivarium et quant aux possibles issues de celui-ci .Il est capable de bonds et d’ une agilité surprenante .La face ventrale est blanche ou crème ,le dos vert menthe avec des taches rouge vif éparses et à l’arrière de chaque patte, une ocelle noire bordée de bleu ciel donne son nom à l’espèce :le phelsume donne ainsi l’illusion à ses prédateurs qu’il a deux grosses paires d’yeux et évoque donc un animal beaucoup plus gros et redoutable (mimétisme batracien ).La sous-espèce bimaculata n’a que deux ocelles derrière les pattes antérieures .Le vert vif devient plus intense lorsqu’il est excité ,plus sombre chez les animaux malades ou stressés. DIMORPHISME SEXUEL Les mâles sont généralement légèrement plus grands, présentent des pores fémoraux et deux renflements hémi péniens à la base de la queue, caractères totalement absents chez les femelles. Ces dernières ont des sacs endolymphatiques généralement plus gros (réserves de calcium au niveau du cou, permettant le stockage hors des périodes de ponte ou de disette). Les mâles sont généralement légèrement plus grands, présentent des pores fémoraux et deux renflements hémi péniens à la base de la queue, caractères totalement absents chez les femelles. Ces dernières ont des sacs endolymphatiques généralement plus gros (réserves de calcium au niveau du cou, permettant le stockage hors des périodes de ponte ou de disette). GROUPE D’ELEVAGE La maintenance en couple est fortement recommander car en trio soit les deux femelles se battent entre eux soit les males se battent entre eux. Et au-delà de deux individus, des relations de dominance apparaissent nettement. LONGEVITE Aux alentours de 5 ans en captivité. Les femelles ne sont fécondes qu’à partir de l’âge de 1 an à l’âge de 4 ans environ. MANIPULATIONS Etant donné que c’est une espèce relativement facile pour les débutants les manipulations sont à effectuer avec modération (comme avec tous lézards). C’est une espèce très facilement stressable, à la peau fragile, et d’une grande rapidité comme dit plus haut, pouvant facilement s’échapper lors de manipulations. Pour attraper un phelsume, on creuse la paume de la main et on essaye, sans le coincer, de couvrir l’animal en entier. TERRARIUM A partir de 60x45x60 pour un couple, bien ventilé (aérations hautes et basses grillagées), à ouverture frontale. Le sol est typique des terrariums tropicaux: éclats de coco, ou mieux, une couche de drainage (billes d’argile, vermiculite ou petit gravier) surmontée de 3-4 cm tourbe, et uniformément recouvert de mousse. Le substrat est maintenu légèrement humide mais pas détrempé, avec un assèchement en cours de journée. Le fond est constitué d’un panneau de particules de liège, ou de fibres de coco, ou encore d’une plaque d’écorce aplatie, le chêne-liège imputrescible étant de loin préférable. On introduit des plantes en pot pour assurer le maintien d’une hygrométrie élevée (broméliacées, orchidées,…), qui fournissent également des cachettes, et des branches ou des tiges de bambou placées verticalement pour que les animaux puissent grimper, d’un diamètre d’1 à 3 cm. ECLAIRAGE Un tube diffusant des UVA et des UVB est indispensable à ces geckos héliophiles (« qui aiment le soleil »). Ils sont particulièrement sujets aux carences en calcium et en vitamines. On choisira un tube à 5% d’UVB (Repti-Glo de Hagen ®), ou une lampe à économie d’énergie UVA/B 23W (Arcadia ®). Le tube est changé tous les 9 mois, la quantité d’UV déclinant au fil du temps, est placé à moins de 20 cm d’un perchoir (branche, écorce,…). Le néon est allumé 13h par jour en été et 11h en hiver, et est relié à un ballast, lui-même relié à un programmateur pour plus de commodité. Le programmateur commandera également le chauffage. CHAUFFAGE La durée de chauffage est identique à celle de l’éclairage. Les températures diurnes sont de 29-32°C au point chaud contre 25-27°C au point frais. La nuit, tout chauffage est coupé, pour descendre à 18-22°C. Il faut éviter les courants d’air, et les grosses chaleurs de plus de 35°C sont dangereuses, ainsi que les températures inférieures à 12°C. Le chauffage est assuré par un câble chauffant placé à l’extérieur de la paroi arrière du terrarium avec des ventouses, d’une puissance de 25W et relié à un thermostat. Si on n’atteint pas les températures voulues, un petit spot de 25W fournira le point chaud. Il faut protéger méticuleusement avec du grillage métallique fin tout spot ou ampoule produisant de la chaleur, pour éviter tout risque de brûlure. Une autre alternative consiste à utiliser un seul chauffage, et permet ainsi un meilleur gradient thermique, avec une simple lampe à incandescence de 25 ou 40W bien protégée. En résumé : Point chaud : jour=29°C Nuit=22°C Point froid : Jour=25°C Nuit=20°C HYGROMETRIE Deux pulvérisations quotidiennes, le matin et le soir lors de l’extinction de l’éclairage et du chauffage du terrarium seront effectuées et une hygrométrie élevée sera maintenue toute l’année. Les geckos boivent les gouttes sur les vitres et les feuilles vaporisées grâce à un système de brumisation ou de courte pluie. Un récipient d’eau aidera davantage à maintenir de l’humidité par évaporation qu’il ne servira d’abreuvoir. On le choisira peu profond (bassin avec cascade ou petit fleuve). A titre purement indicatif, l’hygrométrie variera de 65 à 90% selon les moments de la journée et les saisons. Les phelsumas sont sensibles à la déshydratation, on sera donc vigilant au maintien d’une humidité élevée, sans transformer le terrarium en marécage. En résumé : hygrométrie entre 75 à 90% NETTOYAGE On ne sera amené qu’à nettoyer que les vitres, les phelsumas déféquant un peu partout dans le terrarium et de préférence sur les vitres ou les feuilles des plantes qu’il faudra aussi périodiquement rincer et on changera quotidiennement leur récipient d’eau (ceci n’ est pas valable pour les bassin avec cascade puisqu’ il y auras un filtre à eau) . ALIMENTATION Les phelsumas adultes seront nourris en journée, de préférence 3 à 4 h après allumage de l’éclairage et du chauffage. Un jour sur deux, on donnera des grillons de taille adaptée (10-15 mm), 2 ou 3 par individu (il est important de ne pas trop les nourrir, les phelsumas sont sujets à l’obésité). Les grillons constituent le régime de base, on variera de temps à autre (1 fois par semaine ou tous les 15 jours) avec 1-2 petites teignes de ruche pour petites blattes (5-8 mm),ou de jeunes criquets, ou encore des sauterelles vertes. Toutes ces proies seront données vivantes. Certains phelsumas acceptent d’être nourris à la pince, voire à la main, c’est un bon moyen de les rendre familiers. Toutes les proies seront saupoudrées de carbonate de calcium et de vitamine D3 (Miner-All I), systématiquement à chaque repas. Des vitamines (Virbac) seront saupoudrées en plus tous les 10 jours. Les phelsumas sont très sensibles aux carences, mais il convient de ne pas surdoser. Les femelles gravides ou venant de pondre recevront davantage de calcium. On donnera également en alternance avec les insectes, un jour sur deux, des nourritures sucrées. Voici la recette de mon mélange personnel pour phelsumas : -Petit pot pour bébé à la banane, pêche, abricot, poire, coing, ananas (varier au maximum) + sirop de fruits ou jus de fruits SANS ADDITIFS NI ACIDES (fraise, papaye, banane, grenadine…)+ quelques granulés de pollen ou quelques gouttes de miel liquide +Miner-All, le tout laissé à disposition dans un endroit bien visible du terrarium dans un bouchon en plastique. Cela peut être un bon moyen d’administrer des médicaments. Il est à noter que les phelsumas ont un rôle reconnu comme pollinisateurs (sur le vacoa, un arbre malgache, notamment). Les surdosages de vitamines ou de minéraux sont potentiellement mortels , on sera donc très vigilant à ne pas donner ces produits en excès. REPRODUCTION Il est possible que des accouplements est lieu mais pas de pontes. Les accouplements sont assez violents et surviennent au mois de Mai -Juin, après la remontée des températures et de la durée du jour, et l’augmentation de l’humidité ambiante. Des blessures peuvent survenir consécutivement aux morsures du mâle on appliquera alors de l’Orospray, antibiotique et désinfectant local en spray. Une baisse des températures de 2 mois à 25°C le jour et 18-20°C la nuit semble être un facteur déclenchant important. A titre indicatif, les pontes ont lieu 4 semaines environ après l’accouplement, et on peut avoir 4 à 6 pontes par an. Les pontes comptent deux œufs généralement collés ensemble et assez solides. S’ils sont sur une vitre, il ne faut pas chercher à les décoller. Sur d’autres supports (feuille, tige de bambou…) on procèdera en découpant le support et en transférant le tout en incubateur sur de la vermiculite humide, avec 80-90% d’hygrométrie et des températures allant de 25-26°C (femelles ) à 29-31°C (mâles ), entre les deux le sexe ration semble équilibré. C’est une espèce dite à TSD (température sexe détermination) en ce qui concerne l’incubation: les températures auxquelles les œufs sont soumis influent sur le sexe des juvéniles. Les jeunes sont élevés individuellement et séparés des parents, potentiellement cannibales. La durée d’incubation varie beaucoup avec la température mais se situe dans la fourchette 55-90 jours. La longueur totale des jeunes est d’environ 55 mm. Ils sont nourris avec de la nourriture sucrées, des micro-grillons et de la drosophile.
CITES Annexe II, Annexe B du règlement européen CE 338/97 et sa directive d’application 990/97.Quotas à l’exportation : 2000 individus sont sortis de Madagascar en 2000 .Un numéro de CITES figurant sur la facture d’achat est nécessaire sauf s’il s’agit d’individus NC, auquel cas une attestation de provenance sur papier libre mentionnant nom et adresse de l’éleveur suffit. CITES Annexe II, Annexe B du règlement européen CE 338/97 et sa directive d’application 990/97.Quotas à l’exportation : 2000 individus sont sortis de Madagascar en 2000 .Un numéro de CITES figurant sur la facture d’achat est nécessaire sauf s’il s’agit d’individus NC, auquel cas une attestation de provenance sur papier libre mentionnant nom et adresse de l’éleveur suffit.
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